Ecologie : Rio+20 – 50.000 participants pour sauver la Terre

(Rio de Janeiro) – La conférence de l’ONU Rio+20 s’est ouverte mercredi 13 juin 2012 à Rio de Janeiro, en quête d’un développement durable pour la planète mais de sérieux doutes planent sur la possibilité d’arriver à un consensus réel des pays membres d’ici le 22 juin.

Dilma Rousseff, la présidente du Brésil, pays hôte de la conférence, a appelé les pays du monde à s’engager pour arriver à un accord qui réponde aux besoins environnementaux et sociaux de la planète, malgré le contexte de crise internationale, lors de l’inauguration du pavillon brésilien du sommet.

Rio+20, 20 ans après le Sommet de la Terre, va durer 10 jours et sera la plus grande conférence de l’ONU jamais réalisée. La ville a été placée sous haute surveillance avec la mobilisation pour l’occasion de 20.000 soldats et policiers.

Avec plus de 50.000 participants, entre représentants des gouvernements, de la société civile et du secteur industriel, elle devra trouver des pistes de développement durable, afin d’enrayer la dégradation de l’environnement et la pauvreté dans le monde.

Nous devons énormément accélérer le rythme des négociations, a déclaré à la presse le secrétaire général de la conférence, le chinois Sha Zukang.

Des ministres du monde entier consacreront les trois prochains jours à définir un accord en discussion depuis des mois. Un tiers seulement des propositions a fait l’objet d’un consensus et les négociations ministérielles se poursuivront jusqu’au sommet officiel d’une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement du 20 au 22 juin.

D’après les chiffres de l’ONU, la demande mondiale d’aliments augmentera de 50% d’ici à 2030 et celle d’énergie de 45% dans un contexte de hausse des inégalités sociales, de manque d’eau et d’élévation de la température du globe dont les ressources naturelles s’épuisent.

Les pays sont tous d’accord sur le fait que le sommet est crucial pour l’avenir de la planète. Mais sous couvert de l’anonymat, les délégations ont exprimé leurs doutes sur la possibilité d’arriver à un consensus au moment où de nombreux gouvernements sont confrontés à la crise économique.

Le G77, qui regroupe la plupart des pays en développement et la Chine, ont proposé de leur côté de créer un fonds de 30 milliards de dollars par an pour financer le développement durable, a annoncé mercredi le principal négociateur du Brésil pour Rio+20, Luiz Alberto Figueiredo Machado.

Selon lui, les économies émergentes ne sont pas disposées à assumer la dette des pays riches en matière de coopération internationale et ce point sera l’une des pierres d’achoppement du sommet de l’ONU.

Une des propositions les plus ambitieuses est partie des pays latino-américains: approuver des objectifs de développement durable qui impliquent tous les pays dans des domaines allant de la sécurité alimentaire à l’énergie durable.

Parallèlement à la conférence de l’ONU se déroulera le Sommet des peuples.

A l’initiative de 200 organisations écologistes et mouvements sociaux du monde entier, il sera un espace de protestations contre ce capitalisme vert prôné par la conférence officielle que ces organisations accusent de mettre sur pied une autre étape d’accumulation capitaliste.

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